10 novembre 2009
Lorette Nobécourt : L'usure des jours
Plutôt que de tenter de tenir 3 blogs d'un seul coup, même s'ils ont des thèmes différents, je préfère me concentrer sur un seul qui sera une espèce de pêle-mêle, tant pis ! Donc, je vais rapatrier "Lennadenn" (mon blog de lectures) et "Kegin" (mon blog de cuisine) sur celui-ci.
Même que je commence aujourd'hui avec ce roman (?) de Lorette Nobécourt : "L'usure des jours", paru en 2009 chez Grasset.
Et comme d'hab, je n'ai pas le temps de le chroniquer, donc je pique honteusement la chronique de Télérama qui résume assez bien mon avis :
"
De ses ténèbres intimes, Lorette Nobécourt fait jaillir la lumière. Et nous captive par son écriture cristalline.
Comment qualifier ces quarante-quatre chapitres : méditations, confessions, apparitions, divagations ? Arrière-pensées, peut-être, comme on dirait arrière-grands-mères, roulis de sensations venues de très loin, patates chaudes reçues en précieux héritage, que l'on finit par avoir l'idée de manger plutôt que de s'en brûler les doigts.
Après En nous la vie des morts (éd. Grasset, 2006), roman mystique, ample et aérien, Lorette Nobécourt revient au souffle court des nouveau-nés, avec ce journal intime d'une limpidité mouvementée, entièrement tourné vers les autres. Car cette femme écorchée vive fait partie de ces êtres d'exception qui savent faire jaillir la lumière de leurs ténèbres les plus oppressantes, pour regarder du côté de la vie. De son père qu'elle aurait souhaité tendre et protecteur, elle bénit les manquements : « Sa brutalité a nourri ma soif éperdue de sens. » De sa soeur qui s'est détachée d'elle à cause de ses écrits, elle caresse le fil cassé : « Notre lien est finalement devenu cette peau intime très douce et insensible qui est celle des grands brûlés. » L'heure n'est pas aux règlements de comptes, mais à la reconnaissance, à l'acceptation, car Lorette Nobécourt sait « désormais que nous ne souffrons pas des faits en eux-mêmes, mais seulement des conséquences de leur interprétation. »
La lecture de ses tourments est une expérience ascensionnelle que l'on doit d'abord à son écriture : une énergie cosmique émane des mots de Lorette Nobécourt, à la fois doux et tranchants. « Lire, écrire, c'est coudre, un livre après l'autre, les morceaux d'une tunique fabuleuse, pour s'en aller, joyeux, vers sa propre mort. Cette laine de mots, c'est sur son propre dos que l'écrivain la tond », énonce-t-elle dans son chapitre 17, intitulé « Littérature ».
Ce n'est pas un hasard si ce livre patchwork est cousu de quarante-quatre bouts de toiles différentes. En numérologie, on additionne les deux quatre, et voici un ouvrage sous l'emprise du chiffre huit. Or Lorette Nobécourt croit en la numérologie, comme elle croit aux écrits spirituels de toutes inspirations, comme elle croit en tous les signes qui s'échangent entre les êtres vivants, humains, végétaux, minéraux.
Cercle en gracieuse contorsion, le chiffre huit a même donné son prénom italien à son fils, dont elle raconte la gestation, la naissance, puis l'envol, dans les plus belles pages du livre. Et surtout, le grand huit est le numéro préféré de cette spécialiste de la littérature à l'estomac, depuis son premier roman (1), parce que c'est « le seul chiffre dont la réalité ne diffère pas, dans le miroir, de sa représentation : à travers elle un cercle vient en épouser un autre et communie avec lui. Les livres sont, pour moi, une tentative de communier avec autrui de mon vivant, de dire à certains êtres que je les aime. Car comment ouvrir le cercle sans le briser ? »
A tout juste 40 ans, Lorette Nobécourt entame une quatrième décennie dans le pli du huit. Juste à l'intersection, à la croisée des chemins. Avec ce livre ténu, cette comptine cristalline, elle prouve que l'usure du temps laisse toujours passer plus de clarté."
Petit sursaut avant le réveil
Je ne reprends pas encore le blog (ça viendra), mais à la demande de Jean-Luc, je vous transmets le communiqué suivant :
A Faire tourner dans vos réseaux d'Ile de France :
K Production
Les Productions du CH'TIMI
Jean- pierre Mocky
& Le Festival du Film GROLANDAIS
présentent
Le mercredi 18 Novembre 2009
en Avant-Première
Projection - 20h - en présence du réalisateur
Jean henri Meunier et
des représentants des enfants de don quichotte Toulouse et la
participation
d'augustin legrand
au Cinéma Le BRADY
39 Bld de Strasbourg 75010 Paris
www.lebrady.fr 01
47 70 08 86
Après " ICI NAJAC, à vous la Terre "
le nouveau film de Jean Henri Meunier
RIEN A PERDRE
durée: 78mns
avec
Philippe Picrel " Fakir"
Les Enfants de Don Quichotte de Toulouse
& Aminata Traoré, Berni Santoni, Jehan...
Musique Originale
composée, interprétée et produite par
Bernardo Sandoval (présence
possible le 18 nov)
Festivals selectionnés
ETAT D'URGENCE-ATSA Action Terroriste Socialement Acceptable
MONTREAL
Festival International du Film Documentaire - THESSALONIQUE
Rencontres à la Campagne - RIEUPEYROUX
Festival de QUEND du Film GROLANDAIS
Festival du Nouveau Cinéma - MONTREAL
Images de Résistances - Rencontres
Cinématographiques de CUSY
03 octobre 2009
Vote citoyen pour la poste

N'oubliez pas aujourd'hui d'aller voter pour la poste !
Toutes les précisions nécessaires se trouvent sur ce site :
http://www.appelpourlaposte.rezisti.org/
02 octobre 2009
La taxe carbone
Pour vous résumer mon opinion sur la taxe carbone, voici le texte suivant, que m'a gentiment transmis Jean-Luc (merci !) :
[ATTAC-FRANCE] La taxe carbone ou la fiscalité écologique au rabais
Le président Sarkozy a tranché : la France aura une taxe
carbone et inaugurera une fiscalité écologique au rabais. Pire, le dispositif
gouvernemental contribuera à délégitimer l’idée même d’une fiscalité écologique,
pourtant indispensable pour participer à la lutte contre le réchauffement
climatique.
Qu’on en juge. Tous les experts préconisaient un prix de
départ de la tonne de CO2 d’au moins 32 euros pour avoir un minimum
d’efficacité, c’est-à-dire pour amorcer la division par quatre en 2050 de nos
émissions de gaz à effet de serre. Le prix ne sera que de 17 euros. Il s’aligne
ainsi sur le cours très bas en vigueur sur le marché des permis d’émission.
C’est donc ce dernier qui, malgré son instabilité et les risques spéculatifs
qu’il recèle, devient le guide de la régulation. Ce choix est d’autant plus
néfaste que les quotas d’émission sont et seront distribués gratuitement aux
entreprises jusqu’en 2012, et même jusqu’en 2020 pour beaucoup d’entre elles, et
que ce système ne couvre que 40% des émissions de gaz à effet de serre
européennes.
L’assiette de la taxe ne comprendra que les consommations de
combustibles fossiles et laissera de côté l’électricité, ce qui revient à
exonérer l’industrie nucléaire de toute contribution et qui amènera beaucoup de
consommateurs à davantage faire appel au chauffage électrique, particulièrement
peu économe pour les ménages et peu écologique puisque les périodes de pointe
sont couvertes par des centrales thermiques.
Le remboursement aux ménages
de l’intégralité du produit de la taxe carbone signifie que pas un centime ne
pourra être utilisé pour initier des politiques publiques en faveur des énergies
alternatives au nucléaire et aux fossiles, des transports publics et de la
rénovation des logements. La restitution de la taxe sous forme de réduction
d’impôt sur le revenu aux ménages imposables et d’impôt négatif aux non
imposables représente un simulacre de justice sociale car elle évite de remettre
à plat le système fiscal français, totalement injuste du fait de sa très faible
progressivité .
Au final, la taxe carbone sarkozienne est dans la suite
logique du Grenelle de l’environnement : battage médiatique, détournement des
véritables enjeux et réalisations concrètes médiocres. La France, l’Europe et le
monde ont besoin d’une véritable fiscalité écologique, insérée dans des
programmes d’investissements publics susceptibles à la fois de préparer l’avenir
et de réduire les inégalités. Justice sociale et écologique vont de pair. La
taxe carbone qui est prévue n’atteindra aucun de ces objectifs.
Attac
France,
Montreuil, le 11 septembre 2009
http://www.france. attac.org/ spip.php? article10287
J'ajouterai que :
- j'adorerais avoir une voiture écologique, mais avec quel argent vais-je l'acheter ? Si je conduis la vieille Clio à 4 vitesses de mon père sans chauffage, ce n'est pas par choix mais par manque de finances ! Si je la prends pour aller jusqu'à la gare, c'est par manque de transports en commun (vous vous rappelez, le service public ?) !
- de même, les panneaux solaires, une maison écolo, etc, j'en rêve, mais comment vais-je la financer ? Certes, il y a des aides, mais il faut d'abord avancer les sous pour avoir les aides ensuite (en clair, on n'aide que ceux qui ont les moyens) ;
- est-ce que cette taxe "écolo" tiendra compte du fait que j'achète du bio, que je trie, que je recycle, que je ne me précipite pas sur n'importe quoi pour le simple plaisir d'acheter, que j'achète mes légumes bios et locaux ? Que nenni.
Bref, cette taxe me gave grave. Elle est injuste !
16 septembre 2009
Attention !!!
Trouvé sur le blog d'une amie :
Attention : Le virus de la grippe A, dite "fièvre porcine" H1N1 (touchant le CO-CHON),
est en train de se combiner avec celui de la grippe aviaire H5N1 (touchant les CA-NARDS)
pour devenir H3N1 (qui to...uchera les CON-NARDS).... Et là, il va y avoir des pertes..... ! ! !

Petite réaction à un battage médiatique qui me sort par les oreilles...
04 septembre 2009
Pas touche à la poste
Passage rapide pour signaler la possibilité de signer en ligne contre les fermetures de postes :
http://www.pastouchealaposte.ras.eu.org/
Vive le service public ! Faites passer l'adresse ;)
02 septembre 2009
Blogs en pause
Mes 3 blogs sont en pause pour une durée indéterminée 
29 août 2009
A la demande de Stéphanie...
... j'indique dans mes liens l'adresse de sa boutique de Tissus bio basée en Bretagne, terre de mes ancêtres, bro gozh
ma zadou !
Je n'ai jamais commandé chez elle, enfin pas encore, mais j'avais déjà visité son site qui présente un très joli choix de tissus qui m'a fait saliver d'envie...
J'espère qu'elle ne m'en voudra pas, mais je lui ai chipé cette photo pour vous montrer ce t-shirt breton et bio et "e brezhoneg" avec notre "Gwenn ha du" (blanc et noir, nom du drapeau breton) détourné pour devenir "Gwenn ha glaz" (blanc et vert). Sympa, non ?
Longue vie à ta boutique, Stéphanie ;)
28 août 2009
Wi-fi suite
Je vous recopie un mail professionnel que j'ai reçu aujourd'hui :
A la suite du communiqué de l'association "Robin des Toits" et du syndicat "Supap-FSU" dénonçant l'installation de bornes wifi dans une bibliothèques jeunesse et dans le même bâtiment qu'une crèche, la Ville de Paris vient de retirer dans l'urgence son installation comme le révèle "Le Parisien" d'aujourd'hui.
Vendredi 28 Août 2009
Paris Santé / IXe
Le wi-fi branché à Chaptal. .. puis débranché
Il faut dire que ce branchement aurait fait désordre. Le 18 juin, la Les « anti-ondes » ont le vent en poupe. Après leur victoire inédite en début de semaine contre l'installation d'une antenne-relais dans le XIIIe arrondissement, ils ont remporté hier une nouvelle victoire à Paris. Alors que l'association Robin des toits, ainsi que le syndicat Supap-FSU s'apprêtaient à protester contre l'installation de quatre bornes wi-fï dans une bibliothèque jeunesse du IX e, ils n'ont même pas eu le temps d'envoyer leur courrier. Aussitôt alertée, hier après-midi, la Ville a décidé de débrancher les bornes de la bibliothèque jeunesse Chaptal (IXe) qu'elle avait installées la semaine dernière.
En contradiction conclusions de la citoyenne avec les conférence conférence citoyenne - 20 parisiens représentatifs de la population de la capitale - chargée de réfléchir sur les risques liés aux ondes électromagnétiques avait insisté sur le « principe de précaution » et, demandé que les équipements informatiques non nécessaires ne soient pas multipliés. En juillet, la Ville avait donc adhéré à ces principes. « Elle s'était même proclamée « ville numérique responsable », en demandant des études pour remplacer le wi-fi dans 4 bibliothèques municipales où du personnel avait ressenti des malaises, Lancry (Xe), Faidherbe (XIe), Italie (XIIIe) et Van dam me (XIVe), commente Bertrand Pieri, du syndicat Supap-FSU. Et un mois plus tard, elle branche 4 bornes alors qu'il existe 20 postes informatiques à connexion filaires à Chaptal t » « C'est faire courir des risques inutiles aux enfants, enchaîne Etienne Cendrier, de l'association Robin des toits. Non seulement c'est une bibliothèque jeunesse, mais il y a une crèche juste derrière le mur. » Les deux militants pointent également du doigt la mairie du IX e ... qui s'est portée candidate au printemps dernier pour devenir un arrondissement pilote à limiter l'exposition aux ondes à 6 Vlm.
({Le plan de branchement des bornes wi-fi avait été élaboré il y a très longtemps, justifie la Ville de Paris.
La conférence citoyenne sur les ondes n'avait pas encore eu lieu à ce moment... » Aujourd'hui, la Ville reconnaît que ces bornes ne sont plus « indispensables ». Et conclut: « En accord avec la mairie du IXe, elles sont donc maintenant débranchées. »
Violette Lazard
PS : Le supap-FSU est un syndicat des bibliothèques de la Ville de Paris très engagé contre la Wi-Fi.
Mais je dois avouer à mon grand regret qu'en tant que bibliothécaire, je reçois des coups de fil fréquents de lecteurs (ou juste utilisateurs de la Wi-Fi dans notre salle ?) nous demandant si la Wi-Fi a été rebranchée dans ma bibliothèque, ce à quoi je dois répondre "oui". Même si on entend enfin des voix s'élever contre ça, il reste encore un grand travail de communication à faire pour faire comprendre ce qu'ils risquent. Il n'y a pire sourd... Je vous aurais bien mis en lien l'article du Parisien, mais il faut être abonné pour le consulter. Allez donc consulter la formule "papier" dans une bibliothèque près de chez vous ;)
PS 2 : Un grand merci à Lydie pour ton témoignage ici :D Le site de Next-up se trouve ici.
24 août 2009
Continuation de mon changement quotidien
J'avais acheté du tissu polaire cet été, mais les ciseaux cranteurs de ma mère étaient émoussés. Je viens donc d'en acheter une paire, qui me resservira pour la couture que je compte entreprendre, et j'ai découpé une trentaine de petits carrés de polaires. Certains sont aussi grands que la paume de ma main mais je me suis aperçue hier soir - en les utilisant - que je n'avais pas besoin de les faire aussi grands, donc aujourd'hui j'en ai découpé des plus petits. Et tout ça pour quoi ?
J'utilisais du coton "normal" pour me démaquiller, je suis ensuite passée au coton bio/équitable mais suite à l'astuce publiée sur le blog Les p'tits délices, je viens de confectionner mes "polaires à démaquiller". Ils sont doux pour le visage, lavables, donc réutilisables indéfiniment !
Une amie m'avait offert un joli sac à coton confectionné par ses blanches mains et voilà, les polaires sont donc tout prêts à l'usage dans ma salle de bains.
Une ex-boîte à glace me sert pour stocker ceux qui ont été utilisés : un peu de lessive dedans en attendant de les laver à la machine si besoin est. Je vous mettrais bien une photo, mais je n'ai toujours pas remis la main sur le fil de mon appareil... Plus tard, j'espère ;)


